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Jurassic World 3: Le monde d’après – Colin Trevorrow

Synopsis

Quatre ans après la destruction de Isla Nublar. Les dinosaures font désormais partie du quotidien de l’humanité entière. Un équilibre fragile qui va remettre en question la domination de l’espèce humaine maintenant qu’elle doit partager son espace avec les créatures les plus féroces que l’histoire ait jamais connues.

Ma chronique

Les critiques ont tiré à boulets rouges sur Jurassic World : Le monde d’après . Mérite-t-il d’être cloué au pilori ? Pour être tout à fait franche, je vais me faire l’avocate du diable. A force de délaisser l’ADN de Jurassic Park, les réalisateurs de la nouvelle trilogie ont fini par se brûler les ailes. La franchise livre donc un troisième volet un peu éparpillé, ampoulé par deux intrigues qui se rejoignent à la fin du film. Alors que le public était là pour voir du spectacle, il apprend qu’un nouveau sanctuaire pour dinosaures a été construit à l’écart de la civilisation. Soit. On zappe définitivement l’idée de voir ces grosses bestioles envahir le monde. Pourtant, ce n’est pas ce que Jurassic World 2 nous avait promis.

Le spectateur devra aussi composer avec des « come-backs » poussifs. Le trio iconique de Jurassic Park est introduit à renfort de clins d’œil appuyés. C’est maladroit au possible mais figurez-vous que ça marche. On ne peut pas s’empêcher de se moquer –avec tendresse- de la reprise de certains gestes et mimiques qui sont restés dans l’esprit des fans de la première heure. Il faut reconnaître que les prétextes sont souvent alambiqués. Dans le premier film, Ellie enlevait ses lunettes à la hâte, impressionnée de voir des dinosaures en chair et os. N’importe qui aurait été époustouflé. La paléobotaniste refait ce geste quand elle réalise qu’un champ de mais a été totalement ravagé par des sauterelles. Autant dire que ce contexte ne produit pas le même effet. J’ai relevé d’autres exemples mais celui-ci m’a particulièrement marquée.

Malgré les maladresses, j’ai été ravie de revoir les personnages qui ont bercé mon enfance. Les scénaristes sont arrivés avec leurs gros sabots en donnant une deuxième chance à Allan et Ellie. On sourit aussi de voir ce paléontologue d’ordinaire si pragmatique aller au-devant du danger pour suivre celle qu’il n’a jamais cessé d’aimer. C’est un peu ridicule mais que voulez-vous, il suffit qu’il y ait des dinosaures et qu’Alan Grant, Ellie Statler et Ian Malcolm reprennent du service, pour que je sois enthousiaste.

Le scénario a été violemment critiqué mais il n’est pas plus médiocre que ce que proposent les blockbusters de ces dernières années. Le constat est indéniable : Jurassic Word est entré dans l’ère de l’Entertainment. Je n’y suis pas très favorable et pourtant, que cela plaise ou non, la franchise reprend les recettes qui font leurs preuves aujourd’hui. Jurassic World suit le courant. Ni plus, ni moins. Dans ce film, Colin Trevorrow brandit la menace de la manipulation génétique qu’il associe à des risques écologiques et un vague projet de domination. Par contre, les motivations de l’antagoniste restent un mystère. Raccrochez les wagons avec des dinosaures, une toile de fond scientifique et vous obtenez un long-métrage certes sympathique mais qui s’emmêle un peu les pinceaux. Je regrette surtout que les dinosaures servent de prétexte à un scénario qui lorgne du côté d’Indiana Jones et Jason Bourne. Il semblerait que les humains se soient tellement habitués à côtoyer les dinosaures qu’ils ne font même plus attention à eux. Comment peut-on continuer à se battre alors que des prédateurs fraîchement échappés menacent de nous réduire en charpie ? Ce n’est pas crédible, même s’il s’agit d’un film à grand spectacle.

On peut avoir l’impression que je porte un regard très critique sur le film. Pourtant, je me range aux côtés d’une minorité qui lui trouve des qualités. La nostalgie suscitée par le retour du trio d’aventuriers et les innombrables courses poursuites m’ont maintenue en haleine pendant 2h30. J’en conviens que c’est léger et un peu facile, d’autant plus que les situations de réel danger semblent factices. Malgré tout, il faut reconnaître que Jurassic World remplit à merveille son rôle de divertissement. Sous le prisme de « l’entertainment », bien entendu.

Note : 3 sur 5.

3 commentaires sur « Jurassic World 3: Le monde d’après – Colin Trevorrow »

    1. C’est de l’entertainment, au sens hollywoodien du terme. L’expansion de l’univers Marvel a ouvert la voie.

      Le scénario ne casse pas la baraque, c’est un peu dommage, mais ce n’est pas plus médiocre que la majorité des blockbusters diffusés ces derniers temps. Il faut de l’action, encore et toujours, parce que le public a changé. Je ne suis pas sûre que le rythme de « Jurassic Park » conviendrait aujourd’hui.

      Je parle pour les générations qui n’ont pas grandi avec la franchise et ont des attentes différentes. Il faut que tout aille vite. Cela ne me convient pas forcément mais on n’a pas le choix 🙂

      J’aime

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